Baudouin Deville est un dessinateur et illustrateur belge.

Sorti du ventre de sa mère un crayon à la main, Baudouin Deville démarre sa carrière à 9 ans en publiant les aventures de Théodore qui rencontrent un franc succès au sein du cercle familial. Un graduat en Gestion d’entreprises en poche, il passe quelques mois à griffonner des chiffres et à manipuler des bilans. ”Métro, boulot, bistro, mégots, dodo, zéro” ? Très peu pour lui. Il prend la tangente, envoie une planche de BD au Journal Tintin et rencontre le dessinateur Eddy Paape qui l’invite à suivre ses cours à l’Académie des Beaux-Arts de Bruxelles. À ceci s’ajoute une formation aux techniques publicitaires au C.A.D. (College of Art & Design) à Bruxelles.

Son style graphique élégant, proche de la ligne claire, s’inspire grandement des maîtres classiques (Hergé, E. P. Jacobs et Martin), sans oublier Vittorio Giardino, Ted Benoît et Patrick Jussaume. De 1984 à 1986, il lance sa première série L’inconnu de la Tamise aux éditions Bedescope. E. P. Jacobs l’encourage. Remarqué par les éditions Dargaud, il publie ensuite la série Les Esclaves de la Torpeur sur un scénario d’Alain Streng. En 1987, il créé le studio graphique Traits, très actif dans le milieu publicitaire. L’album Continental Circus qui retrace la carrière de pilotes moto de légende paraît aux éditions Paquet en 2011. S’ensuit la trilogie Rider on the Storm,  sur un scénario de Géro.

En 2018, il lance une nouvelle série aux éditions Anspach avec la complicité du scénariste Patrick Weber. De l’Exposition Universelle de 1958 à la chute du Congo belge en passant par l’occupation allemande durant la Seconde Guerre Mondiale, cette fresque de la vie belge retrace les aventures d’un jeune hôtesse. Les trois volumes (Sourire 58, Léopoldville 60, et Bruxelles 43) rencontrent un vif succès.

« Baudouin Deville navigue à contre-courant de la profusion des graphismes ambiants. Il retourne aux sources du franco-belge et expose une ligne claire délicate.»   Y. Machado. – BDGest.com